mercredi 1 juillet 2015

Partir sur place # 2


"A l'espace intermédiaire correspond en fait un temps intermédiaire, une temporalité que l'on pourrait qualifier de flottante. Ce temps flottant est le temps de regard sur l'histoire, où l'errant s'interroge sur le passé en même temps qu'il réfléchit sur son futur proche."
Alexandre Laumonier, Errance ou la pensée du milieu (cité dans Errance de Raymond Depardon)

mercredi 24 juin 2015

"Lorsque l'enfant était enfant" # 2


"Lorsque l'enfant était enfant, il ne savait pas qu'il était enfant, tout pour lui avait une âme, et toutes les âmes étaient une."
Wim Wenders, Les ailes du Désir

lundi 22 juin 2015

"Lorsque l'enfant était enfant" # 1



"Lorsque l'enfant était enfant, il marchait les bras ballants, voulait que le ruisseau soit rivière et la rivière fleuve, que cette flaque soit la mer."
Wim Wenders, Les ailes du Désir

lundi 15 juin 2015

J'obejctive les murs # 1


"Inventons des souvenirs, des souvenirs d'actions en dessous de tout et en dessous de l'ennemi. Inventons des crimes."
Antoine Volodine, Danse avec Nathan Golshem

lundi 1 juin 2015

Loup y est-tu ? # 1



"Derrière les choses ou les personnes que nous croyons connaître se cache toujours une proportion identique d'inconnu. La compréhension n'est jamais que la somme des malentendus."
Haruki Murakami, Les amants du spoutnik

lundi 18 mai 2015

Fragmentaire # 1



 "L'étrange est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance."
Antoine Volodine, Des Anges Mineurs

samedi 16 mai 2015

Mémoires hantées # 6


"J'étais en guerre. Cette fois, vraiment. J'avais fermé les yeux. Je tremblais. Ni la peur, ni la surprise, ni la rage, ni la haine de rien. Juste le choc terrible, répété, le fracas immense, la violence brute, pure, l'acier en tous sens, le feu, la fumée, les sirènes réveillées les unes après les autres, les klaxons de voitures folles, les hurlements de la rue, les explosions, encore, encore, encore. Mon âme était entré en collision avec le béton déchiré (...)
La guerre, c'était ça. Avant le cri des hommes, le sang versé, les tombes, avant les larmes infinies qui suintent les villes, les maisons détruites, les hordes apeurées, la guerre était un vacarme à briser les crânes, à écraser les yeux, à serrer les gorges jusqu'à ce que l'air renonce."
Sorj Chalandon, Le quatrième mur